Les films d’Antoine Cretton

Cinéaste valaisan, Antoine Cretton a réalisé de nombreux films sur la Fondation Pierre Gianadda et son fondateur.

Filmographie d’Antoine Cretton, en lien avec la Fondation :

La Cour Chagall, 2004
Stella : Renaissance d’une étoile, 2006
Sam Szafran : Escalier, 2006
Musée et Chiens du Saint-Bernard, 2006
Les 30 ans de la Fondation Pierre Gianadda, 2008
La choucroute, 2008
Hans Erni, une vie d’artiste, 2008
Vitrines de la Fondation, 2008
Martigny gallo-romaine, 2009
Adèle Ducrey-Gianadda, 2010
La mémoire du cœur, 2011
Le tepidarium, 2011
Le visionnaire, 2012
Annette, 2012
Ni Dieu ni maître, 2013
Repères, 2014
Faire de sa vie quelque chose de grand, 2015

Antoine Cretton est né à Martigny le 16 décembre 1973. Après avoir obtenu sa maturité, il effectue un stage à Canal 9, la télévision valaisanne, puis poursuit ses études en Angleterre, à la London International Film School où il obtient un diplôme de cinéaste.

De retour en Valais, il retrouve l’équipe de Canal 9 en tant que responsable de la formation, activité qu’il effectue durant 3 ans. En 1999, il réalise un moyen métrage de fiction, Ballade, (35mm, durée 30 min) et fonde à cette occasion l’association CINE2000. Dès 2005, il crée ACProductions sàrl et réalise divers films documentaires, tout particulièrement pour la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny.

Etabli depuis une dizaine d’années dans la Vallée de Bagnes, il tourne une série de moyens métrages pour diverses institutions (le Bureau de l’égalité, la FOVAHM, le Musée de Bagnes, Pro Octoduro) ainsi que quelques films plus importants sur des artistes contemporains (Sam Szafran, Hans Erni) et sur l’installation de la plus haute éolienne d’Europe, au Gries, dans le Haut-Valais.

Après plus de dix ans d’activités régulières auprès de la Fondation Pierre Gianadda, il retrace le riche parcours de Léonard Gianadda, dans le film Faire de sa vie quelque chose de grand présenté à l’occasion du 80e anniversaire du mécène martignerain.


Faire de sa vie quelque chose de grand…

En été 1947, dans un courrier qu’il adresse aux parents de Léonard Gianadda, le chanoine Amédée Allimann, professeur au Collège de Saint-Maurice, leur annonce que leur fils est classé au premier rang de sa classe. « Il doit faire de sa vie quelque chose de grand et de beau » précise-t-il. Léonard n’a alors que 12 ans.

Réflexion prémonitoire ? Le jeune Léonard mord en effet la vie à belles dents. Jeune reporter, il parcourt le monde et s’intéresse à tout ce qu’il voit. A peine installé à Martigny en tant qu’ingénieur, et suite au décès de son jeune frère dont il était très proche, il construit la Fondation Pierre Gianadda qui deviendra assez rapidement un centre culturel de renommée internationale. Il y expose les artistes les plus prestigieux, accueille en concert des musiciens de premier plan, crée un parc de sculptures, assure la sauvegarde de nombreux vestiges archéologiques dont le site de Martigny regorge. Parallèlement à ces passions artistiques, il bâtit sans relâche : près de 1500 appartements dans sa ville natale.

A 80 ans, avec son épouse Annette et ses fils François et Olivier, il fait don à la collectivité d’une partie significative du patrimoine acquis au cours de sa vie. Il crée une fondation à but social, la Fondation Annette et Léonard Gianadda, qu’il dote d’immeubles qui assureront sa pérennité, tout comme celle de la Fondation Pierre Gianadda.

« Il doit faire de sa vie quelque chose de grand et de beau », écrivait le chanoine Allimann. Comment ne pas voir dans ces propos une valeur prédictive ?

    Antoine Cretton
Antoine Cretton

Antoine Cretton filme l’inauguration de la fresque Les Ages de la vie de Hans Erni, 2011