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Histoire
Le monastère orthodoxe de Sainte-Catherine du Sinaï, en Egypte, est
l’un des plus vieux monastères en activité dans le monde. Il est
construit au sud de la péninsule du Sinaï, en plein cœur du massif, au
pied de la montagne sacrée où le récit biblique et la tradition situent
la réception du Décalogue. Le monastère est élevé sur le lieu où
au milieu de la nuée épaisse, de la fumée et du feu, Dieu dévoila à son
prophète Moïse le mystère de sa Création et de sa Loi. Le
monastère se trouve donc sur le lieu même où Moïse aurait vu le Buisson
ardent. Dans les premiers siècles chrétiens, des ermites, attirés
par la signification historique de la région, et cherchant refuge face
à la persécution romaine y établirent leur demeure solitaire. Depuis le
IIIe siècle, ce lieu est habité par de saints hommes qui, poussés par
leur soif de communion avec Dieu dans le silence et la prière,
" abandonnèrent la cité pour faire du désert leur
cité ". A la fin du IVe siècle, des pèlerins de pays
lointains venaient au Sinaï pour visiter les lieux sacrés. La plus
célèbre de ces premiers pèlerins est la nonne espagnole Ethérie, qui
écrit avoir vu des cellules de moines et une église près du Buisson
ardent. Le monastère fortifié proprement dit, ainsi que sa
magnifique basilique, fut édifié à la demande de l’empereur Justinien
le Grand au milieu du VIe siècle. La prière, la purification du cœur,
le repentir font rayonner la grâce divine en ce lieu où les
pèlerins à travers les siècles n’ont cessé d’affluer.
Trésors
L’apaisante vie ascétique et la prière continuelle ne suffisent pas
comme seule voie de salut. Y ont contribué l’adoration et la création
d’incomparables œuvres spirituelles. A travers les siècles, moines et
pèlerins apportèrent au monastère des trésors de l’art religieux, dont
un grand nombre y ont été conservés. L’isolement géographique du site,
les conditions climatiques parfaites et le zèle des moines ont aidé à
la préservation des objets liturgiques qui se sont accumulés, au cours
des siècles dans l’enceinte du monastère. La basilique et les chapelles
du monastère s’ornent d’une multitude d’icônes, présentes dans la vie
liturgique quotidienne, non seulement des frères du Sinaï mais aussi
des pèlerins. Ainsi l’exposition de la Fondation Pierre Gianadda qui
montre trente-sept icônes, trois manuscrits et un calice est un
événement considérable. Ce calice ouvragé en vermeil fut donné en 1411
par Charles VI, roi de France. Ces chefs-d’œuvre de l’art
byzantin, sont exposés pour la première fois en Suisse. Ils n’ont été
que très rarement vus à l’étranger. La collection d’icônes est
considérée comme la plus grande au monde et les manuscrits, d’une
bibliothèque reconnue comme la plus vieille et l’une des plus
importantes qui soient. Cet événement permet aux
visiteurs de comprendre la beauté artistique de ces vénérables trésors
et de méditer sur la signification spirituelle de la vie de prière et
d’adoration pour laquelle ils ont été créés.
Icônes
L’icône exprime l’Orthodoxie, elle est une théologie en image et rend
présent ce que l’Evangile proclame par la parole, elle véhicule la
Tradition de l’Eglise. Le culte des icônes prend naissance à Byzance au
IVe siècle. Constantin, le premier empereur chrétien qui a ouvert le
chemin au christianisme en tant que religion d’Etat, transfère sa
résidence de Rome à Constantinople en 330 y créant ainsi le centre de
l’Empire byzantin. La capitale du nouvel Empire devient le berceau de
la peinture d’icônes.
Parmi les icônes exposées, celle de sainte Catherine d’Alexandrie
en costume et couronne royales, avec des scènes de sa passion
retrace les épisodes de son martyre. Jeune aristocrate lettrée,
elle fut martyrisée et décapitée sous le règne de l’empereur Maxence
(qui gouverna de 306 à 312) pour avoir refusé d’abjurer sa conversion
au christianisme, à Alexandrie en Egypte. C’est au XIIIe siècle que
sainte Catherine d’Alexandrie fut associée au Sinaï. Les traditions
grecques et latines rapportent que le corps de la sainte a été emporté
par des anges depuis le lieu de son martyre à Alexandrie jusqu’au
sommet d’une montagne proche du mont Sinaï où elle fut ensevelie. Puis
ses reliques ont été descendues dans la basilique et elle devint
la sainte patronne éponyme du Monastère qui avait été dédié
à la Vierge depuis sa fondation.
La Collection Franck,
Luigi le berger, photos de Marcel Imsand
Le Parc des sculptures,
Le Musée gallo-romain,
Le Musée de l'automobile
sont ouverts tous les jours
de 10 h à 18 h
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